Nom de l’auteur/autrice :Henri

Poèmes

Excursion

Menu Prose Dialogue « Haïku » Poème Poèmes Profession Cadavres Plis Funambule 2015 Méjan Excursion Excursion Il a fallu grimper, pousser des portes invisibles Traverser des goulets des espaces encombrés Errer, tournicoter se perdre Dépasser quelques crêtes puis oser respirer.   Pouvoir dire bonjour au vent Hôte de ce plateau de carême Simplement vêtu d’herbes blêmes Qu’indiffère mon passage éphémère Mon pas, lourd à l’équilibre précaire.   Le chemin revêche se tortille En deça de la surface du sol Vers le coeur de la matière Vers la naissance du Temps.   Oser respirer, regarder, tendre l’oreille Sourire à la caresse du vent Laisser entre chaque seconde Toute sa place au temps. Entendre les battements Sentir le jaillissement du sang.   Dans le ciel l’oiseau aux vastes ailes Plane, fait des cercles Adepte et maître des courants. Dans les troupeaux, demandes et réponses Vibrent, résonnent comme un geste Un salut qui me rassénère Fraternité du vivant.   La nuit venue, les rêves créent leurs univers. Au matin, peut-être quelques passerelles Relieront tous ces mondes qui naissent Changent, meurent, souvent se réassemblent. Ici l’herbe et le vent dessinent Peignent, chantent Tandis que, rassuré je me blottis Nourrisson solitaire dans le creux de ma main.

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Sshenoa

 SSHENOA Sshenoa, c’est un trio proposant des lectures musicales, des  « Ballades poétiques ». Sabine à la clarinette, Sophie et Henri aux lectures. Nous pouvons proposer notre prestation en intérieur (salle, domicile) aussi bien qu’en extérieur (jardin, parc) aux beaux jours. http://henri-evrard.fr/wp-content/uploads/2025/10/2025-10-05-Henri-Sshenoa-Compresse-1.mp4

Dialogues

Eh

Menu Prose Dialogue « Haïku » Poème Dialogues Partir Un jour je serai grand​ Eh Eh _ Eh ! _ Oui, quoi ? _ Rien. _ Rien ? _ Rien. _ Ah. _ Pardon. Je voulais juste t’interpeller, avoir ton attention. Mais je n’ai rien à dire. _ Rien à dire ? _ Rien. _ Comment est-ce possible ? Peut-être trop à dire au contraire. _ Peut-être. Peut-être que je ne sais pas trier, décider. Choisir. _ Ah ; la question du « par quoi commencer ? » _ Sans doute, oui. Par quoi commencer… _ Par : « Eh !! » – Ça c’est avant le commencement. _ Si tu veux. Et alors, après c’est : « je n’ai rien à dire ». _ On dirait bien, oui. _ D’accord. Et qu’aimerais-tu avoir à dire ? _ La beauté de l’immensité du ciel, la profondeur d’un mètre carré de l’eau du fleuve que je vois passer lentement – et si vite  à la fois – les bleus, tous les bleus y compris  ceux de l’âme, les questions de la nuit étoilée de tous les temps, le parfum qui parmi d’autres me ramène au passé, la nostalgie et sa douceur, les romans, les poèmes écrits, dits, dessinés, rêvés, photographiés, filmés, peints, esquissés, inachevés, clamés, déclamés, jetés au vent, aux gouffres, à l’obscurité… L’étrangeté des rêves le matin au réveil, les désirs et sa peau, le galbe la douceur de vos seins, la douleur et la peine, l’instant qui, doucement, s’éteint et surtout, surtout, surtout ce qui devrait être à jamais notre but, notre horizon, notre cap, les rires d’une enfant. _ Une autre fois peut-être. _ Mais non, tant pis, le moment est passé. _ Alors, au-revoir. _ Eh ! _ Oui ? _ L’entends-tu ?

"Haïkus"

« Haïku »

Menu Prose Dialogue « Haïku » Poème "Haïku" « Haïku » « Haïku » 2 Entre deux battements Le songe du silence Eternellement     Derrière les murailles Une plume s’envole Prisonnière du vent     Dans un rêve Je rêve De m’être éveillé     Dans la chambre d’hier Même les poupées Semblent avoir des rides       Chemin faisant la courbe De ses seins Berce mes pensées

"Haïkus"

« Haïku » 2

Menu Prose Dialogue « Haïku » Poème "Haïku" « Haïku » « Haïku » 2 Toutes les herbes Écoutent Quand parle le vent     Tant d’objets Maison vide – vide Tous tes pas en échos      Dans un rêve Je rêve De m’être éveillé     Rêve de voyage Une carte des traces sentiers Sous la pluie l’herbe glisse       Assis sur la pierre Des herbes –blondes- encerclent Un battement de cœur

Actualités

Festival La Gacilly

Cig Harvey Mon coup de cœur cette année au festival de La Gacilly va vers la photographe et écrivaine Cig Harvey, une artiste britannique installée dans l’état du Maine  aux E-U.  Sur son site sa présentation énonce : « Elle utilise l’image et le langage pour explorer les expériences sensorielles et sublimer le quotidien. Riche en narration implicite et profondément ancrée dans le monde naturel, son œuvre est consacrée à la question de l’émotion. «  C’est bien ainsi – notamment – que j’ai perçu les images présentées à La Gacilly. Toutes les actualités

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Ma prochaine exposition réunit une série inédite d’images où la nature dialogue avec le geste humain. Une recherche sur la trace, l’espace et la respiration du monde.

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Nouveau recueil

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